aide à la prise de médicaments

  Reprenant les propos de Pierre Brice LEBRUN, dans son ouvrable "Responsabilités civiles et pénales des travailleurs sociaux", et transposant les effets sur notre profession, UNSA-ASSMAT 91 alerte depuis plusieurs mois les assistantes maternelles sur le danger d'administer des médicaments aux enfants accueillis

En effet, celui qui administre un médicament, même prescrit, même inscrit dans un protocole, même s’il y est dûment autorisé par le maire, le médecin, les parents, engage sa responsabilité civile et pénale personnelle

Il commet une infraction susceptible d’être qualifiée d’exercice illégal de la médecine, de mise en péril de la vie d’autrui ou d’atteinte involontaire à la vie d’autrui.

On le lui reprochera probablement jamais d’avoir administré le médicament puisqu’il y était autorisé et qu’il a rendu service à tout le monde, on lui reprochera en revanche de l’avoir mal administré si une catastrophe survient (réaction allergique, choc anaphylactique). L’obligation de moyens disparaît devant l’obligation de résultat.

Les pouvoirs publics ont sorti un déluge de textes alambiqués, qui jouent sur les mots « administrer » et « aider à la prise » desquels il ressort :

-si l’enfant est capable de prendre lui-même ses médicaments, l’adulte qui en est responsable peut l’y aider (en sécurisant la conservation des médicaments, en rappelant l’heure, en lui servant un verre d’eau)

- si l’enfant n’est pas capable de le faire seul (trop jeune, prise trop compliquée) seul un « auxiliaire médical habilité » est compétent.

Une réponse récente apportée par le gouvernement questionné par un député le confirme :

la prise de médicaments.pdf

Il serait plus prudent pour les assistants maternels de demander aux parents de  faire prescrire pour leurs jeunes enfants les médicaments en deux prises (matin et soir) qu'ils assureraient eux-mêmes.

 

LILIANE DELTON sur Google+

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